En cour de Lecture:

En cour de lecture: La cité des ténèbres tome 4

Affichage des articles dont le libellé est Une aventure d'Alexia Tarabotti. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Une aventure d'Alexia Tarabotti. Afficher tous les articles

vendredi 13 janvier 2012

Une aventure d'Alexia Tarabotti: Le protectorat de l'ombrelle Tome 2: Sans forme de Gail Carriger



Note:
9/10

Résumé:
Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey.
Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout.
Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Avis:
Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Alexia à présent mariée à Lord Maccon. Elle doit ainsi composer avec sa nouvelle place dans la société en tant que comtesse, son statut de Mujha, son besoin de liberté et son franc parlé. Ce qui bien entendu la mettra dans des situations plus cocasses les unes que les autres. Mais c'est ce qu'il nous plait dans cette série. 

Malheureusement l'humour et le piquant caractéristiques de l'écriture de l'auteur, sont moins présents dans ce tome que dans le précédent. Bien entendu les échanges entre Lord Maccon et Alexia sont toujours trés drôles, mais je pense que la rencontre que j'ai le plus apprécié est celle d'Alexia avec le Gamma de la meute, le commandant Channing:

Citation:
"Comment osez vous? Espèce d'abruti, vlan, impudent, vlan,  arrogant, vlan, autoritaire et, vlan, sans le moindre talent d'observation. Vlan, vlan."

Dans ce tome l'enquête policière est beaucoup plus développée. Elle prend une place plus importante dans le roman. Ici, Alexia doit faire face a un nouveau phénomène d'origine inconnu, phénomène qui rend tous les surnaturels humains, dans un certain périmètre. Alexia va donc enquêter, ce qui la mènera à la poursuite de son mari vers l'Ecosse. 

Ce tome nous apporte plus d'informations sur les Loups garou en général, notamment leurs origines en Egypte, mais il nous renseigne également sur le passé de Lord Maccon, avec son ancienne meute en Ecosse. On va donc découvrir de nouveaux personnages comme Lady Maccon, descendante directe de Lord Maccon ainsi que Madame Lefoux, francaise, modiste, inventrice et surtout excentrique. Les anciens personnages sont toujours présents, Lord Akeldama ou Ivy qui nous ravit toujours autant avec son côté théâtral, mélodramatique et ses reflexions un peu timbrées:

Citation:
"Ivy agita le mouchoir mouillé, comme pour dire: "Les mots ne peuvent en aucun cas exprimer ma profonde detresse." Et puis, parce que Ivy ne se résolvait jamais à adopter des gestes significatifs lorsque des ornements verbaux pouvaient en aggraver l'impact, elle dit: "Les mots ne peuvent en aucun cas exprimer ma profonde detresse." 

La fin est trés surprenante, avec un retournement de situation dans les dernières pages. Retournement de situation qui nous laisse frustrées, angoissées, impatientes de tenir dans nos mains le tome 3 afin de connaitre la suite. 

Un tome qui est donc légèrement en dessous du premier, mais qui reste toujours un trés bon roman. Avec une intrigue plus développée, des personnages que l'on découvre et d'autres que l'on retrouve avec plaisir, et un humour toujours présent même s'il se fait un peu plus rare. 




Mademoiselle-R

lundi 9 janvier 2012

Une aventure d'Alexia Tarabotti : Le Protectorat de l'ombrelle Tome 1: Sans âme de Gail Carriger




Note:
10/10

Résumé:
Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.
Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Avis:
O joie immense, merveilles! Me voila poussant des Oh et des Ah de pure satisfaction!
Ce livre m'a comblé à un point tel, que je me vois dans le plus profond désespoir de devoir en faire une critique. En effet, malgré tous les efforts que je pourrai déployer et en dépit de ma bonne volonté, celle çi ne saura en aucun cas le présenter dans son entière, grande, juste et magnifique valeur. (Oui je vais utiliser une profusion d'hyperboles).
Dés la première page un sourire s'étalait sur mon visage, à la fin du premier chapitre j'étais totalement, entièrement, désespérément conquise. 

Citation:
"Il atterrit pile sur une assiette de tarte à la melasse. Ce qui troubla terriblement mademoiselle Tarabotti. Elle avait un goùt prononcé pour les tartes à la mélasse et se faisait une fête de pouvoir consommer cette assiette-là. (...) Elle l'abattit droit sur le sommet du crâne du vampire tandis qu'il tentait de s'extraire de sa nouvelle relation intime avec la desserte. La chevrotine donnait à l'ombrelle de cuivre ce qu'il fallait de poids pour produire un "ponk" délicieusement satisfaisant. "Mal élevé!" gronda mademoiselle Tarabotti."

Première page, le ton est donné. Cette écriture et l'humour décapant utilisé par l'auteur n'est pas pour me  déplaire, bien au contraire. Un côté absurde dans les descriptions avec un enchainement rapide de réflexions et d'actions loufoques. Nous sommes au début du roman et j'aime déjà.

L'histoire de mademoiselle Tarabotti, vielle fille, bas bleu, entêtée et dépourvu d'âme, (techniquement parlant), se déroule donc dans le Londres du XIXeme siècles. L'auteur a tout de même pris quelques libertés sur le côté historique, dont le fait que le monde surnaturel soit connu de tous. Vampire et loup garou côtoient le plus naturellement du monde la bonne société Londonienne. Mademoiselle Tarabotti est ce qu'on appelle une paranaturelle, c'est à dire qu'étant dépourvue d'âme, elle annule le surnaturel. Envoyez lui un Loup Garou enragé par une nuit de pleine lune, il lui suffit de le toucher pour que celui çi retrouve instantanément forme humaine, il en va de même pour les vampires. 

Le roman débute par la rencontre de mademoiselle Tarabotti avec le vampire à la mélasse, qui finira accidentellement embroché sur son ombrelle, et par l'arrivé de Lord Maccon, Comte, dirigeant du BUR (Bureau du registre des non-naturels), loup garou de son état et accessoirement Alpha de la meute. Les dialogues entre Alexia et le comte relèvent plus de la joute verbale que de la conversation mondaine. Les nombreux quiproquos, leur entêtements ainsi que leur personnalités respectives font de ces échanges un pur régal pour nous lecteurs. Je me suis plus d'une fois surprise à relire plusieurs passages de leurs dialogues pour en apprécier tout le piquant.

Citations:
1/ "Lord Maccon cessa de mordre mademoiselle Tarabotti. Il s'écarta d'elle, mettant la largeur d'un doigt entre eux. Elle eut l'impression que c'était un mètre. Il secoua la tête, jeta un coup d'oeil choqué à Alexia, lâcha ses fesses, fixa sa propre main comme s'il était en train de l'accuser d'avoir agi en toute indépendance, et prit une expression parfaitement honteuse. Mademoiselle Tarabotti était hélas trop désorientée pour véritablement apprécier cette expression mortifiée peu caractéristique du comte."

2/"Alexia décida, ici et maintenant, qu'il était clair que lord Conall Maccon n'avait que deux modes de fonctionnement: l'agacement et l'excitation. Auquel préférait-elle avoir régulièrement affaire? Son corps se joignit à la discussion sans honte, et elle parvint à se choquer elle-même au point de se taire."

Mais comme si l'humour présent, l'utilisation de l'absurde, l'écriture pointilleuse, piquante, la personnalité rafraichissante, entêtée merveilleusement drôle des personnages ne suffisaient pas, il faut également que l'histoire et l'enquête soient passionnantes. En effet dans cette société en plein essor technologique, où la science prend une place de plus en plus importante, nos héros doivent faire face à de bien mystérieuses disparitions d'êtres surnaturels. Mademoiselle Tarabotti, elle même poursuivit par un être tout à fait immonde, dont elle ne sait rien, qui cherche à l'enlever pour d'obscures raisons, va tacher de résoudre l'affaire. Et nous voila donc entrainés dans ses pérégrinations, où l'on rencontre d'autres personnages hauts en couleurs, plus loufoques les uns que les autres.

De l'humour, un style d'écriture incisif,  des personnages hauts en couleurs, une pointe de romance, une intrigue bien construite, un monde original parfaitement développé et utilisé par l'auteur. Bref, Je n'ai absolument rien à reprocher à ce roman. C'est un pur regal!




Mademoiselle-R