En cour de Lecture:

En cour de lecture: La cité des ténèbres tome 4

samedi 10 novembre 2012

L'Arlésienne de Tidbinbilla d'Henri Girard




Note: 
7/10

Résumé:
L’enterrement pour le moins abracadabrantesque de son grand-père, tout comme un subit « coup de grisou » pour une châtelaine bizarrement accoutrée et chaussée d’Adidas - entre autres tribulations - sont pour le narrateur l’occasion d’un retour sur lui-même qui le lancera sur les traces de celle qui, quelques années plus tôt lui a donné un fils avant de disparaître de son existence.

Avis:
Avant de débuter cette critique, je tiens à remercier, Babelio et In octavo Editions pour ce partenariat. Le petit mot que l'éditeur a laissé à mon intention m'a fait très plaisir.
Mon but principal en participant aux masses critiques de babelio est de découvrir des romans et des genres littéraires vers lesquels je ne me serais pas forcément tournée. Et c'est notamment le cas avec ce roman d'Henri Girard. 

J'ai une prédilection qui relève quasiment du fanatisme pour la littérature de l'imaginaire, ce qui me fait bien souvent passer à côté de petit bijoux tels que l'Arlésienne de Tidbinbilla. Je dois avouer que l'histoire en elle même ne m'a pas prise au tripes. Le sujet ne me touchait pas vraiment et j'ai eu beaucoup de mal à entrer vraiment dans le roman. J'ai donc mis beaucoup plus de temps pour le terminer.

Il faut dire que ce roman sort complètement de l'ordinaire, il est décalé, loufoque, pas conventionnel pour un sou. Mais le style de l'auteur est fantastique. Son écriture ironique, pleine d'humour, à la limite du cynisme m'a beaucoup plu. C'est frais, c'est piquant et ça change. C'est un style très imagé, bourré de métaphores en tout genre, de comparaisons et autres figures de styles qui vont donner du relief aux personnages, de la profondeur, et particulièrement au narrateur Hugo. 

Le roman est écrit à la première personne. Le narrateur s'adresse au lecteur, à lui même, à son défunt grand pêre, et l'écriture décalée de l'auteur forme sa personnalité. L'action se déroule au présent avec quelques flashbacks.

Pour l'histoire on suit Hugo le personnage principal dans une sorte de quête personnelle, une initiation sous forme d'enquête, qui va débuter à la mort de son grand père. En effet, cet enterrement va déclencher chez notre personnage, un retour sur lui même et sur son passé qui le lancera sur les traces de sa Cléopatre, l'inconnue qui lui a donné un fils, huit ans auparavant. 

Le roman est découpé en trois partie avec des chapitres très courts: la première est portée sur l'enterrement du grand père et la découverte de la famille abracadabrantesque de notre héros. La deuxième partie tourne autour du "coup de grisou" de Hugo envers la Châtelaine: 

"Si le coup de foudre me suggère une explosion allumée par le ciel de soufre providentiellement aimanté par sa victime, le coup de grisou m'inspire la déflagration d'une innocence, plus proche d'une implosion tourmentée, secrète, mais en quelque endroit prévisible. Le coup de foudre relève du hasard, le coup de grisou du destin."

Et la dernière partie aborde l'enquête d'Hugo pour retrouver son Arlésienne.

Pour ce qui est des personnages, ils sont tous plus déjantés les uns que les autres. C'est une famille originale qu'Hugo redécouvre et apprend à connaître par la réunion forcée qu'entraîne l'enterrement du grand père. Et c'est en enquêtant sur son grand père qu'il va les approcher, ses oncles, tantes et autres cousins éloignés. Il va les découvrir leur parler et par la même occasion se remettre en question et retourner vers son passé.

Ce roman est donc une très bonne découverte, même si j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, je suis obligée de saluer la qualité de l'écriture de l'auteur. Son style non-conformiste, authentique et bourré d'humour que j'ai découvert et apprécié. Une lecture rafraîchissante.

Mademoiselle-R

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