En cour de Lecture:

En cour de lecture: La cité des ténèbres tome 4

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lundi 12 décembre 2011

Chez les anges de Marian Keyes



Note:
6/10

Résumé:
Grippée, virée, trompée : aujourd'hui, Maggie Walsh tient le tiercé gagnant. Une boîte de truffes au chocolat a ouvert les hostilités : plus de couple. Un dossier délaissé : plus de job. Retour chez papa-maman : la série noire continue. A moins que... De l'autre côté de l'Atlantique, sa meilleure amie, Emily, vivote allègrement, scénario après scénario. Qu'est-ce qui retient Maggie, au juste, pour la rejoindre ? A Nouveau Monde, nouvelle vie. Sous les palmiers : la plage. Hollywood lui ouvre tout grand ses portes - et ses Anges ne manquent pas de sex-appeal. De quoi se refaire une place, et au soleil, cette fois. Seulement, au pays des sourires parfaits, le bonheur ne tient souvent qu'à un fil... dentaire !

Avis:
Après une suite de problèmes Maggie se retrouve dans la même semaine, malade, licenciée et bientôt divorcée. Afin de se changer les idées, elle rejoint sa meilleure amie scénariste à L.A, pour un "down timer". On suit donc Maggie dans sa rencontre avec le monde de L.A, rempli de faux semblant et de personnages hauts en couleurs. Le rythme du roman est assez rapide. Les personnages secondaires sont trés nombreux et la rencontre de Maggie entre les uns et les autres rythme le roman. Malheureusement vu leur nombre important, l'auteur passe moins de temps à la présentation des personnages qui sont d'ailleurs trés caricaturés. 

L'histoire est découpée entre le moment présent, où Maggie se trouve à L.A et les nombreux flashbacks qui nous donnent plus de précision sur sa relation avec Grav (Son mari adultère) et sur son histoire avec Shay (Son premier amoureux). Ces flashbacks que l'on retrouve entre chaque chapitres permettent de mieux cerner le personnage de Maggie et apportent un petit plus à l'histoire. Avec ce roman, Marian Keyes utilise la comédie et l'humour pour nous donner une jolie leçon de vie.

Chez les Anges est un roman sans véritables surprises, mais qui nous met de bonne humeur. Ce n'est certainement pas la comédie du siècle, mais ca reste un livre qui nous fait bonne impression et nous laisse le coeur un peu plus légé qu'au début de la lecture. Un roman qui se lit trés facilement et que l'on referme avec un sourire niais sur le visage.

Mademoiselle-R

dimanche 11 décembre 2011

Vampires à Vegas Tome 3: Quitte ou double d'Erin McCarthy


Note:
6/10

Résumé:
Avoir une histoire avec un vampire, ce n'est pas sans risques. Mais, s'il y en a bien un auquel on ne s'attend pas, c'est de tomber enceinte. Allez donc dire ça à Brittany Baldizzi, qui s'apprête à devenir maman - sans papa à l'horizon. Après leur (unique) nuit de passion, le vampire Jean-Baptiste Corbin a disparu de la surface de la terre. Ou en tout cas du Vegas Strip... Jean-Baptiste consacre sa vie à une cause : la recherche d'un remède contre le vampirisme. Mais, quand il découvre que Brittany est enceinte de lui, il ne peut empêcher son instinct paternel de l'emporter sur sa nature de buveur de sang. Même si abattre son jeu risque de lui coûter la femme qu'il ne peut se retenir d'aimer...

Avis:
Après l'histoire d'Alexia et d'Ethan dans le tome un, et celle de Seamus et Cara dans le tome deux. Le tome trois se centre sur l'histoire de Brittany et Jean-Baptiste.
L'action se déroule à Las Vegas, dans cet univers, les vampires ne sont pas connus des humains et ils sont en période d'élection présidentielle pour la nation vampire. Erin McCarthy ajoute une touche à l'imaginaire vampirique en créant une race d'Impurs qui sont les enfants d'un vampire et d'un mortel. Ce qui est le cas de Brittany.

Cette série me fait penser à une sorte de mélange entre la confrérie de la dague noire, car les tomes tournent autour de la relation amoureuse qui se crée entre deux personnages, et les Queen Betsy et Sarah Dearly pour l'humour présent et le genre du bouquin, qui se classe plus dans la chick lit que dans la bit lit. Malheureusement, bien que cette série soit intéressante, elle n'est pas au niveau des séries de Michelle Rowen et MaryJanice Davidson. C'est un livre agréable à lire pour passer le temps, l'humour présent apporte un plus à la qualité du roman, mais le style d'écriture est assez pauvre. L'intrigue est également plutôt faible et sans véritables surprises. Personnellement j'ai deviné l'identité du père de Brittany au premier indice donné par l'auteur, c'est à dire une bonne centaine de pages avant qu'elle soit révélée. Le point positif de ce tome provient du personnage de Jean-Baptiste Corbin avec ses tirades du 19eme siècle complètement décalées. 

C'est une série assez rafraichissante, bien que ce tome soit un poil au dessous des autres. Vampires à Vegas est une série que je suis depuis sa sortie, malgré ses faiblesses, elle nous fait passer un agréable moment, mais c'est loin d'être un coup de coeur.

Mademoiselle-R

vendredi 9 décembre 2011

Les Vampires de Chicago Tome 4: Mordre vous va si bien



Note:
1000000/10

Résumé:
Le maire de Chicago convoque Merit et Ethan, le maître de la Maison Cadogan. Trois femmes ont disparu après avoir été violemment attaquées par des vampires. Son message est simple : s'ils ne remettent pas de l'ordre dans leur Maison, il prendra les mesures qui s'imposent... Merit doit mener l'enquête, mais difficile de savoir sur qui compter. Elle ne tarde pas à se retrouver plongée au coeur de la société surnaturelle où les êtres les plus cruels sont prêts à réaliser les pires cauchemars des humains.

Avis:
Petit résumé des tomes précédents:
Dans le premier tome, Merrit, une jeune étudiante, est attaquée et transformée en vampire, sur le campus de la Fac, contre son grés. Elle intègre (sans joie) la Maison Cadogan et devient la Sentinelle de la Maison. Dans cet univers, crée par Chloè Neill, les vampires ont fait leur coming out et se baladent au vus et au sus de tous. Merrit va donc apprendre au fil des tomes son devoir de Sentinelle tout en tachant de gérer ses relations avec le Maitre de la Maison Cadogan, Ethan. Dans le tome trois, après une folle nuit de passion, Ethan préfère rompre avec Merrit car leur relation pourrait remettre en cause les obligations d'Ethan envers la Maison. Ce qu'il ne tarde pas à regretter. Mais Merrit qui n'a plus confiance en lui repousse ses avances. Chloè Neill nous avait donc laissé à la fin du tome 3 en pleins suspens, une attaque à la maison Cadogan, la révélation de l'existence des métamorphes aux humains et la relation suspendue d'Ethan et Merrit. J'étais donc plus qu'impatiente de lire ce quatrième tome. Et bien il ne m'a pas déçu.

L'action est au rendez vous. Comme pour les tomes précédents, l'intrigue est bien menée et l'enquête policière bien tournée. On en apprend un peu plus sur le passé des personnages, notamment sur Celina et sur la transformation de Merrit en vampire. Il y a beaucoup de points qui jusqu'à présent étaient restés dans l'ombre qui sont éclaircis. 

Cette série est certainement une de mes préférées du genre, (La communauté du Sud, Vampire Academy et La cité des ténèbres sont ex equo avec Les vampires de Chicago). Ce n'est pas un chef d'oeuvre de littérature, mais c'est un livre que l'on vit. Vous voyez, ce genre de livres assez rares, où vous vous plongez entièrement dans l'histoire et même si vous fermez votre livre pour aller manger ou boire (parce qu'on ne peut pas s'arrêter de lire pour autre choses que satisfaire ses besoins primaires), vous ne reprenez pas pied dans la réalité. Vous restez avec vos personnages et on a beau vous parler, vous secouer, vous n'êtes plus là. Et bien c'est exactement ce que me fait cette série. C'est cet effet que nous procure la lecture, qui est absolument extraordinaire, qui nous la rend si addictive. 

Ce tome est beaucoup plus dur et sombre que les précédents. Oui, Oui, je l'avoue, j'ai pleuré comme une madeleine à la fin. D'ailleurs, j'ai été tellement frustrée par cette fin, que j'ai commandé le cinquième tome en Anglais (qui ne sort que dans six mois en France) pour découvrir la suite. Oui, parce que Chloè Neill fini ce tome en véritable apothéose et nous laisse frustrés, angoissés et hystériques. 

Chloè Neill ne nous déçoit pas avec ce quatrième tome, qui tout en restant dans la lignée des tomes précédents, au niveau de l'écriture, de l'intrigue et du rythme, s'en sépare par l'approfondissement du caractère et du passé des personnages, et par cette fin, surprenante, tragique, magistralement frustrante et déprimante pour nous, lectrices au coeur d'artichaut. 

Mademoiselle-R

jeudi 8 décembre 2011

Jane Eyre (ou les mémoires d'une institutrice) de Charlotte Brontë



Note:
10/10

Résumé:
Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les "vices" de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane: c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.
Le récit est présenté sous la forme d'une autobiographie.

Un petit mot sur l'auteur:
Charlotte Brontë fut comme son frère et ses soeurs marquée toute sa vie, par son enfance dans un village perdu du Yorkshire. Charlotte s'en inspira pour peindre la nature, ainsi que de son expérience traumatisante du pensionnat (où mourut sa soeur), pour écrire Jane Eyre. L'histoire de Jane Eyre, publiée en 1847 sous le pseudonyme masculin de Currer Bell, eut un tel succès, qu'elle éclipsa pour un temps celle d'un autre auteur inconnu à l'époque, Ellis Bell (Les Hauts de Hurlevent). Les éditeurs mirent plus d'un an à découvrir que deux soeurs se cachaient derrière ces auteurs « miraculeux ». (Les Hauts de Hurlevent a été écrit par Emilie Brontë).

Avis:
Ca mes amis, c'est ce que j'appelle un roman d'amour. Je viens tout juste de finir ce classique et j'en ai encore le coeur qui palpite. C'est sans aucuns doutes, une des plus belles histoires d'amour qui soient. J'ai encore l'esprit embrumé, plongé dans cette époque victorienne au côté de Jane.

Même si le roman a été écrit à une autre époque, de part les thèmes qu'il aborde et le caractère des personnages, il n'a pas prit une ride. Etant une feministe dans l'ame, avec ce roman, Charlotte Brontë envoie valser toutes les attentes et les régles de la bonne société Anglaise de son époque. L'écriture était pour elle, une sorte d'exutoire à ses passions, ses espérances refoulées. Et cela se ressent lors de la lecture. Charlotte n'ayant jamais été belle, on peut trouver une certaine similitude entre l'auteur et son héroïne.

Le récit écrit à la première personne, nous fait suivre Jane Eyre, de son enfance dans une famille qui la deteste, en passant par la pension de Lockwood, dans laquelle elle restera huit ans, jusqu'à sa rencontre avec Mr Rochester.

Ce livre est un chef oeuvre, l'histoire d'amour est absolument magnifique. On sourit avec Jane, on souffre avec Jane, on pleure, on rit, on espère avec Jane. Le tout magnifiquement écrit, même si certaines descriptions sont un peu longues. Sous la plume de Charlotte, l'évolution des sentiments dans toute leur simplicité nous parait réelle et vrai.


Certains passages sur la religion, notamment ceux avec St-John Rivers, peuvent paraitre légèrement fanatiques. Mais il faut remettre le contexte dans lequel le roman a été écrit. Nous sommes à l'époque Victorienne et Charlotte Brontë est issue d'une famille de puritains. Même si ces passages sont un peu lourds, ils ne diminuent en rien ce roman.

Un livre dont je vous conseille la lecture, facile à lire, plein de poésie et d'émotions.

Je vous laisse sur quelques extraits qui m'ont marqué.

1/ "Il était venu se placer entre moi et toute pensée religieuse, comme une éclipse entre l'homme et le soleil. La créature ne me ramenait pas au créateur, car de l'homme j'avais fait un Dieu."

2/ "Si vous étiez folle, vous trouveriez pour vous retenir mes bras, au lieu d'une camisole de forces; quand même vos étreintes seraient furieuses, elles auraient encore du charme pour moi; si vous vous jetiez sur moi, comme cette femme l'a fait hier, tout en cherchant à vous dominer, je vous recevrais dans un embrassement plein de tendresse. Lorsque vous seriez calme, vous n'auriez pas d'autre garde que moi; je saurais vous veiller avec une infatigable tendresse, bien que vous ne pussiez me récompenser par aucun sourire; je ne me lasserais pas de regarder vos yeux, quand même ils ne me reconnaîtraient plus."

3/ "Il y a une heure, j'ai entendu une de vos soeurs chanter dans les bois. Mais pour moi, son chant n'avait pas d'harmonie, de même que le soleil levant n'a pas de rayon pour moi; mon oreille est insensible à toutes les mélodies de la terre, et n'aime que la voix de ma Jane. Heureusement qu'elle se fait souvent entendre. Sa présence est le seul rayon qui puisse me réchauffer."

4/ "- Et bien monsieur, choisissez celle qui vous aime le plus.
- Je choisirai du moins celle que j'aime le plus. Jane, voulez-vous m'épouser?
- Oui, monsieur.
- Un homme estropié, de vingt ans plus vieux que vous, et qu'il faudra soigner?
- Oui, monsieur.
- Est-ce bien vrai, Jane?
- Très vrai, monsieur."

Mademoiselle-R

mercredi 7 décembre 2011

La folie de Lord Mackenzie de Jennifer Ashley



Note: 
9/10

Résumé:
Il faut être fou pour demander une femme en mariage cinq minutes après l'avoir rencontrée! De fait, Ian Mackenzie a passé plusieurs années à l'asile où son père l'a fait enfermer. Bien que charmée par ce doux excentrique, la belle Beth Ackerley ne peut que décliner son offre. Elle est veuve et raisonnable. Mais voilà qu'il la suit à Paris et que tout s'accélère : Ian a beau se prétendre incapable d'aimer, un désir fou les jette bientôt dans les bras l'un de l'autre. Et Beth se sent perdre la tête pour son bel Ecossais, au mépris de sa scandaleuse réputation et des accusations de meurtre portées contre lui...

Avis:
Ce livre est une perle rare. 
Les auteurs de romances historiques ont pour habitude, de créer des personnages qui se ressemblent tous et qu'on oublie vite. L'homme autoritaire et la jeune fille autonome,  le débauché et la vielle fille, l'homme renfermé, défiguré par la guerre et la jeune fille au grand coeur. Ce sont des standards qui se retrouvent dans la plupart des romances historiques. 
Dans ce roman, l'auteur va tourner son histoire vers un thème qui est rarement abordé dans ce genre de littérature: La maladie mentale et plus précisément l'autisme. 

Cette maladie n'étant pas encore reconnue au XIXeme siècle, Ian Mackenzie est considéré comme fou, par ses pairs et la plupart de son entourage. Il va passer plusieurs années dans un asile et n'en sortira qu'à la mort de son père. Beth est une jeune veuve, ayant passé la plupart de sa vie dans les bas fonds de Londres, avant d'hériter de la fortune de Mme Barrington, dont elle était la dame de compagnie. C'est une femme qui a vécu, souffert et qui a su faire face aux épreuves que la vie lui a envoyé. Elle sait ce qu'elle veux, ne se lamente pas, ne se morfond pas pendant des jours et des jours, et a pour habitude de toujours voir le bon côté des choses. 

Les deux héros ont des caractères forts qui se complètent parfaitement et ne diminuent en rien celui de l'autre. C'est sur ce point je pense, qu'il faut féliciter l'auteur. Elle a su apporter une véritable profondeur à ces deux personnages bouleversants, dont l'histoire d'amour atypique est particulièrement intense. Un autre bon point pour ce roman, l'enquête policière y est trés bien ficelée, et l'identité du meurtrier nous reste inconnue jusqu'au dénouement final. 

Nous sommes trés loin des niaiseries habituelles, ici il n'y a pas de faux semblants. C'est une histoire poignante, qui nous emporte et nous ravie. Un livre à lire et à relire.


Mademoiselle-R

mardi 6 décembre 2011

Queen Betsy Tome 5: Vampire et Casée de MaryJanice Davidson



Note:
5/10


Résumé:
J'en peux plus. La semaine prochaine c'est mon anniversaire : les terribles 30+1 an de ma vie après la mort. En plus, l'organisation de mon mariage avec Eric bat son plein et le principal intéressé refuse toujours d'y prendre part.Autrement dit, je n'ai pas la tête à recevoir, même si mes visiteurs sont de puissants vampires européens enfin résolus à me présenter leur respect...ou à se débarrasser de moi ! Ah ! et j'ai finalement décidé de dire non au sang. Sauf qu'arrêter l'hémoglobine, ça met à cran...alors faut pas me chercher !


Avis:

Queen betsy est une série qui se rapproche plus du genre de la chick lit que de la bit lit. Malgrés le fait que les vampires soient présents, et que Betsy en devienne un, notre nouvelle reine vampire, amoureuse des chaussures, reste une héroine chick lit. 

Lors du premier tome, Betsy devient un vampire (sa mort décrite dans le premier chapitre, est particulièrement drôle). C'est une héroïne complètement délurée, qui apprend qu'elle est la nouvelle reine vampire. Dans les tomes suivants, Betsy s'efforce donc de faire coincider son nouveau statut, avec sa folie des chaussures et son besoin de rester attachée aux petits traquas humains. Toujours entourée du beau Saintclair, de sa meilleure amie milliardaire, d'un médecin homo suicidaire et de sa detestable et détestée belle mère.

Bref, tout ça pour vous dire qu'à la base, la série Queen Betsy et moi, c'est une grande histoire d'amour. Les trois premiers tomes sont un pur bonheur et méritent largement un 10/10. On rit du début à la fin. Betsy est une héroine cocasse, drôle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Lors de leur sortie, j'avais lu les trois premiers tomes d'une traite, en me marrant toute seule tout au long du roman. Mais depuis le tome quatre, les choses ont grandement changé.

Les deux derniers tomes de la série sont sans intérêts, il ne se passe absolument rien. Alors oui bien sur, on retrouve Betsy, mais c'est creux. Les enquêtes sont bâclées, il n'y a pas vraiment d'histoire et encore moins d'actions. Au final on ne tarde pas à s'ennuyer. Pour ce tome cinq, à part Betsy qui jacasse, il n'y a pas grand chose. Et même l'humour est de moins en moins présent.

C'est donc une trés grosse deception pour moi. Ayant adorée les premiers tomes de la série, la chute est plus dure. J'avais espéré que le tome quatre n'était qu'une erreur de parcours, mais ce tome cinq a brisé mes espoirs.

Maryjanice Davidson a une production de roman équivalente à un fast food. La sortie des différents tomes étant trés rapprochée, la qualité de ces derniers baisse prodigieusement.


Mademoiselle-R

Kitty Norville tome 3: Vacances sanglantes de Carrie Vaughn



Note:
9/10


Résumé:
"Et je l'ai vu, écartelé, là, sous mes yeux. Le lapin gisait, la tête rejetée en arrière, la fourrure de sa gorge assombrie, poisseuse, lacérée. 
J'ai froncé le nez, narines palpitantes. Je... la Louve... sentait l'odeur du sang. 
J'ai ouvert la porte un peu plus grand pour regarder dehors. Une croix ensanglantée était dessinée sur ma porte". 

Après avoir fait mon coming out en direct à la radio en révélant au monde que j'étais un loup-garou et, après avoir risqué ma vie en témoignant devant le Sénat, je méritais bien quelques jours de vacances, non ? Comme on ne voulait pas me lâcher, j'ai prétexté un bouquin à écrire, mon autobiographie en quelque sorte. Et me voici tranquille au coeur des montagnes du Colorado. Tout ce que je veux, c'est un peu de paix. Est-ce trop demander ? 
Sûrement puisque quelqu'un dépose devant ma porte les dépouilles de petits animaux mutilés... Convivial. 
Mais, lorsque Cormac débarque avec Ben parce que ce dernier vient d'être mordu par un lycanthrope, je peux définitivement dire adieu à mes vacances !

Avis:
Encore une fois, Carrie Vaughn nous gate avec ce nouvel opus des aventures de notre chère loup garou, animatrice de radio,  Kitty Norville. 

Pour tout ceux qui ne connaissent pas encore, Kitty Norville est un roman de bit lit, mais ici, notre héroine ne correspond pas aux critères du genre, qui sont: une superwoman, avec des multitudes de pouvoirs, super forte, qui tue tous les méchants et sort avec le mauvais garçon. Alors oui, Kitty est un loup garou, mais elle reste une femme se préoccupant de sa carrière et sa passion, la radio, et qui essaye tant bien que mal de s'adapter à son statut de loup garou. 

Dans les deux premiers tomes, on a pu suivre Kitty dans ses aventures. Où elle se faisait un peu bousculer. Dans ce tome, Kitty décide d'aller se ressourcer dans un endroit isolé. Afin de se remettre de sa capture et de la révélation de son identité cachée au grand public. Elle tente également d'écrire ses mémoires. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Kitty va devoir faire face à la réprobation des habitants, qui ne veulent pas d'une louve dans les parages et gérer la future transformation en loup de Ben. 

On découvre dans ce tome, une nouvelle facette de notre héroine. Kitty va se retrouver dans une sorte de triangle amoureux. La tension amoureuse est plus présente dans cet opus que dans les deux premiers, et on apprécie. L'action est au rendez vous et l'intrigue est bien menée. On termine le roman avec une seule envie, lire le quatrième tome. Aucun faux pas pour Carrie Vaughn. 




Mademoiselle-R

lundi 5 décembre 2011

Jane Hunter tome 1: Une passion malsaine de Sharon Kena


Note:
1/10 (Et encore je suis généreuse).


Résumé:
Jane Hunter est la tueuse numéro un du Maître. Sa mission est très simple : éradiquer les vampires, mais surtout Shadow, l’un des plus terrifiants prédateurs.
Expérimentée et possédant une maîtrise d'elle hors du commun, Jane exerce son métier comme une thérapie pour accepter la mort de sa famille. Elle voue sa vie à sa vengeance et à Shadow qu’elle traque sans relâche jusqu’au jour où elle tombe amoureuse d’un inconnu. Une merveilleuse relation née alors, mais elle n'est pas sans surprise. Celui qui incarne l’homme parfait à ses yeux n’est en fait qu’un monstre sanguinaire… un vampire. Comment poursuivre sa relation avec celui qu’elle aime plus que tout alors qu’elle hait tout ce qu’il est ? La vérité sur sa nature est dure à encaisser, mais ses prochaines découvertes le seront encore plus…


Avis:
AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH... 
Ce livre est une véritable catastrophe. Je me suis forcée à lire une trentaine de pages, parce que dans ma naïveté, je me disais qu'il était impossible de publier un livre aussi nul. Et bien si, c'est possible.

Fautes n°1: Les personnages sont insipides.
Fautes n°2: Quand on ne sait pas écrire on ne publie pas de livre.
Fautes n°3: Non mais c'est quoi cette histoire?! Oo

Alors pour résumer, dans les trente premières pages (non non, je n'exagère pas). On a droit à la présentation de l'héroine (avec tous les stéréotypes de bases), la rencontre, la scène olé olé, la déclaration d'amour éternel, la découverte de l'identité secrète du male. Et le seul truc qui pouvait encore sauver le livre, étant le quiproquo entre les deux identités cachées des personnages, est gâché par le fait, que monsieur connait l'identité de sa belle. Et tout ça bien entendu, dans le premier Chapitre. 

Quelques exemples afin d'appuyer mon argumentation:

Exemple n°1: La rencontre avec le mystérieux Mâle. Page 10: "Un vrai bad boy. Son type de mec !" 
Exemple n°2: Trois lignes plus tard: "Il se lève en même temps qu'il lui prend la main pour l'attirer...à l'écart des autres? Ils traversent la pièce enfumée et bruyante pour se retrouver devant les toilettes, Ouai bof. ce n'est pas trop à cela qu'elle pensait en réclamant un endroit calme" 
Les toilettes?! Sérieux?! Et la nana elle répond "Ouai bof"? C'est quoi ce truc?! (juste un petit rappel, nous en sommes à la page 11).
Exemple n°3: Dans les trois pages qui suivent on a droit à la scène olé olé. 
Exemple n°4: Et forcément, la déclaration d'amour éternel dégoulinante et complètement irréaliste ne tarde pas. 
"Elle est amoureuse. Elle ne le connait pas! Elle le sait bien. Mais elle croit au coup de foudre, et c'est lui qui l'a poussé à accoster Karl. Et Karl deviendra l'homme de sa vie. Elle se voit déjà l'épouser et lui faire des enfants. Elle ignore si son bar suffirait à les faire vivre décemment, mais elle ne pourra pas continuer à faire ce qu'elle fait quand elle deviendra mère. C'est impossible. C'est bien trop dangereux".
Et tout ceci (accrochez vous) à la page 16! C'est à dire cinq pages après avoir rencontré le bad boy pour la première fois! YIHA!
Exemple n°5: "Impossible j'ai eu aussi le coup de foudre. C'est pour ça que j'ai tant de mal à jouer le salaud et à te prendre ta virginité." (heu...OK.) Oui! parce que, il faut préciser qu'absolument tous les dialogues ne servent strictement à rien, et sont de ce gout là. Rappelons tout de même que Jane Hunter doit avoir dans les vingt-cinq ans, que nous sommes au XXIeme siècle, qu'elle est une chasseuse de vampire (la meilleure), et qu'elle tue tous les soirs sans états d'âmes. Et naturellement, elle décide d'abandonner sa virginité, conservée religieusement pendant toutes ces années, à un homme rencontré dans un bar qu'elle connait depuis cinq minutes.
Exemple n°6: Attention madame est jalouse! Crise dans le couple à la page 20. Sortez les mouchoirs. 
Exemple n°7: Nous sommes donc à la page vingt-cing et le chapitre deux commence.

Personnellement j'ai arrêté la torture à ce moment là, en poussant un profond soupir de désespoir pour l'auteur. En même temps, l'auteur étant Sharon Kena et l'éditeur étant Sharon Kena, on était prévenu. J'ai tout de même mit un point à la note du livre pour la quatrième de couverture, qui est bien la seule chose agréable à lire du bouquin. 


Mademoiselle-R

Proposition malhonnête de Susan Johnson




Note:

8/10


Résumé:
Je vous en prie, prenez ma virginité, l'implora Chelsea. Le duc de Seth n'en revient pas. Là, dans son carrosse il découvre une exquise inconnue, assise bien droite sur la banquette, les mains croisées sur les genoux. Une bouche charnue et boudeuse, d'immenses yeux noirs. Délicieux mélange de sensualité et de candeur... Pour s'acquitter de ses dettes, mon père veut me marier à l'évêque de Hatfield, ce vieillard répugnant. Si je ne suis plus vierge, ce dépravé refusera de m'épouser. Quitte à renoncer à sa virginité pour obtenir son indépendance, autant le faire de manière agréable. Et le duc de Seth est si charmant! Mais les jeux de la séduction ne sont pas si simples...


Avis:
Ah, enfin une romance historique digne de ce nom. C'est vrai que au niveau romance historique, je suis plus portée sur les Lisa Kleypas ou les Loretta Chase, notamment Le Prince des débauchés qui est génialissime. Mais là, ça valait le détour. C'est vrai qu'à force de lire des tonnes de romances historiques, on est vite blasé et j'ai de plus en plus de mal à trouver des livres de ce genre où je m'éclate du début à la fin. Et bien c'est chose faite avec Proposition malhonnête. 

Tout d'abord l'histoire est originale et ne rentre pas dans les clichés du genre, même si on a toujours la jeune fille rebelle et autonome, en avance sur son temps. Le duc de Seth est un héro comme on les aime, l'histoire est bien ficelée et la romance entre nos deux héros est attachante et originale. On s'attache trés rapidement aux personnages et on entre vite dans l'histoire. Pas besoin d'attendre la cent-trentième page pour que l'action arrive. Le petit plus vient sans aucuns doutes de la bonne dose d'humour présente dans ce roman. On rit des réparties entre les personnages, mais surtout des nombreuses situations plus cocasses les unes que les autres. 
J'ai vraiment passé un agréable moment à lire ce livre.


Mademoiselle-R